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Windfoil - Test Fanatic Flow H9

12 février 2018 11 Vues 4 commentaires

Sorti en plein milieu de l'hivers, le Fanatic Flow H9 a pu passé un peu inaperçu pour la plupart des pratiquants. Pourtant, c'est un modèle que nous attendions car on ne pouvait continuer voir le windfoil pousser sans que l'un des plus gros acteur du marché Windsurf n'y mette le pied !

C'est désormais fait avec le Flow H9, qui se destine clairement au loisir avec 2 points clé qui devraient à tous de goûter au futur du Windsurf :

  • Un tarif très agressif à 849€
  • Une accessibilité de premier ordre

Les choses étant posées, nous étions impatients de vérifier tout ceci sur l'eau. Nous avions assez peu de doute sur le travail fourni par l'équipe de Craig, mais nous voulions pouvoir répondre aux nombreuses interrogations qui nous ont été soumises par les pratiquants intéressés.

Conditions de test

Comme d'habitude, et pour pouvoir comparer ce qui est comparable, nous avons testé le H9 sur notre sport de La Ciotat, par petit vent d'Ouest.

Vent : Nord-Ouest 8 > 12 knt

Flotteur : RS:One Convertible (130L x 80 cm)

Voile : Loft Skyscape 7m + Mat MauiSail 460

Pour ce test, nous avons installé le H9 sur notre flotteur convertible de référence : la RS:One convertible. Ceci présente 2 avantages

  • Elle est proche des flotteurs freeride ou freerace souvent utilisés par les pratiquants qui découvrent le windfoil
  • Elle a un boitier assez profond pour accueillir le talon du H9. Compte tenu de sa géométrie qui est plus haute qu’un Deep Tuttle, le H9 ne peut pas se monter sur certaines planches (notamment les Horue). Fort heureusement, les flotteurs cobra équipés d’un foilbox sont compatibles
  • C’est un flotteur long et pas trop large, qui part relativement vite au planning

Côté voile, nous avons choisi de rester sur une voile ultra légère en 7m et 5 lattes, parfaite pour exploiter le programme freeride dans un vent très léger

Montage

Aucun soucis pour installer le H9. Avec les talons aluminium, pas question de poncer (!!). Heureusement, les côtes sont très précisément calées sur la largeur du boitier COBRA, et la platine en carène assure un assemblage solide.

Pour une fois, les vis sont pile dans l’axe des trous de la planche .. pas besoin de bricoler

Décollage

Le transport foil + board est assez facile car le foil est léger pour un modèle métallique.

La mise à l’eau nécessite un peu d’eau avec le mat de 85cm. Cela tranche avec les autres modèles aluminium du marché.

Dès les premières risées, la planche part au planning sans que le foil ne décolle. Il est nécessaire d’appuyer sur le pied arrière pour déclencher le décollage, qui se fait très progressivement et tout en douceur. On retrouve à ce niveau un comportement assez semblable au RS:Flight AL, et c’est très rassurant pour tous ceux qui ne maîtrisent pas encore complètement. On est bien loin des foils qui montent d’un coup et dont il faut contrôler la fougue en permanence.

Stabilité

Une fois en l’air, on constate une stabilité longitudinale plutôt très bonne. On est un peu en dessous les plus stables (AFS, Loke, starboard), mais au dessus de tous les autres. Le maintient d’une altitude à peu près constante est du coup relativement aisé, sauf en cas de variation de vent.

En terme d’équilibre longitudinal (sur la RS/One), le foil est sein sans que nous n’ayions eu à effectuer le moindre réglage. Il est peut être même plus équilibré sur ce flotteur que le RS:Flight AL (un peu plus pied arrière). On voit bien que le H9 a été développé avec une planche freeride (Gecko) car il est parfaitement adapté à ce type de flotteur.

Côté stabilité latérale, les choses sont différentes. le H9 demande un peu plus d’attention de ce côté, en comparaison avec les autres foils aluminium récents (starboard, NP, H10 Evo). Tant que l’on garde une attitude assez verticale, aucun problème toutefois. Il faut juste éviter de se pendre dans la voile pour éviter de perturber l’équilibre et de se retrouver avec un comportement moins plaisant. Pour ceci, c’est assez simple, il suffit de ne pas surtoiler, et de garder des bouts de harnais assez courts. Sur ce point de vue, on est assez proche de ce que l’on va trouver sur un Horue Vini par exemple.

Je précise toutefois que, même si la zone de stabilité latérale est assez étroite, on ne détecte pas d’instabilité forte près du neutre. Cela veut dire que tant que l’on reste bien au dessus du foil, la sensation reste très seine, contrairement à certains autres foils. Le H9 est en particulier plus facile à gérer par exemple que le Slingshot, avec qui il partage certaines similitudes de design.

Comportement

Dans tous les autres secteurs de navigation, le H9 apparaît comme un foil très sage. On ne ressent pas de fortes accélérations au près ou au largue. En contre partie, le H9 est ultra rassurant et facile à naviguer en mode freeride.

Dans les moles, le H9 garde de la portance assez longtemps, mais réagit très peu au pumping sur le mat. Son allonge dans les trou d'air est assez limitée.

Au près, le H9 est évidemment en retrait compte tenu d’une finesse faible et d’une stabilité latérale plutôt limitée.

Venons en au seul point qui m’a gêné lors de ce test : le H9 rejoins le club des instruments de musique symphonique (Loke 2016, NeilPryde RS:Flight AL). On a un moment raillé le NeilPryde pour un son strident, mais le H9 fait dans la symphonie en ré avec de multiples modulations en fonction de l’altitude du foil. Ca s’entend de moins loin, mais le volume sonore est aussi conséquent ! Il restera simplement à vérifier si cela est propre à notre modèle de test ou à l’ensemble de la production. Sinon, reste à monter une grosse sono sur le flotteur pour couvrir le bruit :)

Petit résumé

Au final, le H9 s’avère un foil très adapté aux flotteurs de freeride ou freerace. C’est un foil sage et pas nerveux, qui privilégie une navigation plaisir en mode freeride (gréement droit, avec une voile légère de petite taille). Dans ce mode de navigation, il offre en particulier un décollage très doux et progressif. En navigation, le H9 ne fait preuve d'aucune fougue, et ravira donc tous ceux qui veulent naviguer plaisir sans se faire peur.


Sam Caillault 10 mars 2018 at 04:37
Qu elle est sa position compare à zeeko ou neilpryde Al ? L idée est de le monter sur une falcon 148L pour du freerace avec s-type 7,8 ou 6,6
Eric COLLARD 13 mars 2018 at 16:32
Bonjour

je ne pense pas que le flow soit la bon choix en freerace sur une falcon. Son utilisation est plus conseillée pour une pratique freeride
Stéphane 3 septembre 2018 at 09:59
Bjr Eric, Mon fils Joachim de 11 ans a vécu sa première expérience foil avec le Fanatic Flow H9. Il commencera la compétition en slalom RRD 120 à la rentrée et il aimerait utiliser sa planche de slalom avec un foil. Avez vous des retours d'expérience avec le Flow H9 et la RRD 120 ? Conseilleriez-vous d'autres foils pour cette planche ? Dans l'attente de vos réponses, Sportivement,
Eric COLLARD 5 septembre 2018 at 10:49
Attention, le H9 a un talon très particulier, qui à mon avis ne rentrera pas dans le foibox RRD .. à vérifier donc absolument avant achat.
Sinon, l'utilisation du H9 sur ce type de flotteur est parfait dans le cadre d'un apprentissage et une navigation 'tranquille'. Dans le cadre de compétitions jeune, comme nous sommes en train de développer avec les ligues, le H9 manquera de performances. Si vous avez déjà le H9, il est judicieux qu'il persévère avec ceci (sous condition qu'il passe sur le boitier RRD). Sinon, il faut peut être se trouver vers un foil plus évolutif comme le Starboard Alu (qui va être disponible sous peu en mat de 85cm pour la régate jeune), le Zeeko ou le Taaroa par exemple. L'idée est alors de commencer avec un foil accessible en prix, puis de le faire évoluer au grée de ses progrès techniques